
« la seule jouissance dont on se souvienne est celle de/la viande avariée ». Denis Vanier, L'hôtel brûléL'Avarie des viandes porte sur des relations échouées. Par ce feuilleton, je veux rendre mon côté stalker. Je ne suis pas une amante éplorée, je suis une obsédée, mais je ne me fais pas d'illusions quant à la valeur de ces amants-là. J'analyse, je ressasse, je vitupère. J'aime la hargne à long terme. C'est pas très joli, mais c'est comme ça. Le passé d'Albertine n'est pas réglé, il ne le sera jamais — vous l'entendrez sur L'Avarie des viandes. La littérature n'est pas faite pour être jolie. Les épisodes seront baladodiffusés tous les dimanches. Je tâcherai d'être régulière. J'utilise le mot « feuilleton », faute de mieux, mais je dois vous prévenir qu'il n'y aura pas nécessairement de suite précise entre les épisodes. Je suis une entière, moi, pas une sérielle. Je ne crois pas en la linéarité. La vie, pas plus que la bonne littérature, n'a rien de linéaire. L'Avarie des viandes se v